Quand Conny (pèlerine 34 ans) peut-elle lâcher prise ?

Et encore une fois une contribution personnelle et une photo d’un pèlerin promeneur. Les mots ci-dessous sont de Conny van Beelen :

Ma marche de sagesse

Dans une période difficile, mon regard est tombé sur un article de « De Brug » : Un chemin de pèlerinage autour de Nimègue. Comment cela peut-il me parvenir maintenant ? Y a-t-il une coïncidence ?

Je m’inscris donc (bague oiseau 34) et je suis au vernissage le dimanche 21 juin 2015. Submergée par l’émotion (« Puissé-je me réfugier chez toi »), je suis partie avec beaucoup de bagages dans le cœur. Les pensées volent dans toutes les directions. Les émotions se déchaînent. J’emporte tout avec moi. Quand puis-je le laisser partir ?

À la fin du mois d’avril 2016, je continuerai ma marche de la sagesse. Maintenant, avec des bagages sur le dos. Combien me reste-t-il dans le cœur ? Je marche par tous les temps, je me perds, mais je le retrouve. Je me sens libre. J’ai marché comme ça pendant 4 jours. Seul. À travers la belle nature. Des gens adorables dans les chambres d’hôtes.

À la mi-juin 2016, je parcourrai les 2 dernières étapes. Je me sens tellement bien. Fort. Robuste. Content. J’apprécie chaque pas que je fais. Et quand je me retrouve dans l’église Saint-Étiennes, à la recherche de l’endroit où j’ai commencé, en réfléchissant encore à toute cette année, je sais que j’ai reçu beaucoup de sagesse et que je peux tout lâcher. Mon mari vient à ma rencontre. Nous profitons ensemble.

(Le lendemain, je fais du vélo sur la route de l’atelier à Wijchen et dans les environs. Je regarde l’art d’un collègue. Je vois un livret avec des illustrations et des poèmes. Je feuillette le livret et je vois : « Ce marcheur, c’est moi. » Et j’ai enterré mes sentiments. Je peux continuer à grandir.)

Merci d’avoir entrepris et organisé ce chemin de pèlerinage spécial autour de Nimègue, ma ville natale.