« Ne pas aller tout droit au point final… » – Martine van Vliet
Marche de la Sagesse du 6 au 12 septembre 2021
C’est là que j’y suis allée….. 61 ans, mon premier pèlerinage, une randonnée de 7 jours, toute seule. Est-ce que cela me plairait, est-ce que je me sentirais à l’aise en vacances avec moi-même ? Vivre seul est différent de voyager seul. Mon corps serait-il encore capable de le faire et de le maintenir ? À quoi ressemblera mon parcours ?
Eh bien, c’est à cela que ressemblait parfois mon cheminement.



Mon chemin intérieur était aussi diversifié que ce que mes yeux voyaient.
Après les premiers pas, la nervosité s’est calmée : j’étais en route ! Oui! Le pont piétonnier bancal menant aux plages de Waal savait probablement comment je me sentais ces premiers mètres et s’est adapté. Puis un rythme plus ferme malgré le sable meuble. Fierté, joie….. Je suis parti, regardez-moi marcher. Chaque pas se rapproche un peu plus de moi-même. Tous les sens s’ouvrent lorsque je fais mes pas.
Mais ensuite, au cours de cette journée, la fatigue frappe, il fait chaud, le sac à dos se pince et est lourd, je me sens anéanti, je suis mort de fatigue, j’ai marché trop loin et trop vite, trop peu de repos. Marre de fatigue, je me force à manger quelque chose et je me rends compte que je ne pourrai pas sortir du lit demain. Je me sens pathétique, ça ne va pas être quelque chose cette semaine, déception. Tant de sentiments et de pensées.
Dormir…………………………!
Bien sûr, je pouvais encore sortir du lit, mettre mon sac à dos que je détestais hier et continuer mon chemin. Ce jour-là avec un compagnon de pèlerinage.
S’arrêter n’est pas une option ? Avais-je besoin de prouver quelque chose ? Pour qui ? Relâchez-vous et marchez.
Marcher ensemble a déplacé l’attention, nous avons marché tranquillement, avec des pauses régulières, en chantant une chanson et en peignant une pierre. Il faut toujours un certain temps pour s’y habituer…… Il suffit de mettre tranquillement une jambe devant l’autre et d’ignorer ou d’« embrasser » le sac à dos.
Mes pas deviennent de plus en plus calmes au fur et à mesure que mon voyage progresse ces jours-là. Moi-même, je deviens de plus en plus calme au cours de ce voyage. Je regarde autour de moi et j’apprécie ce que je vois, entends et sens dans la nature. Les rencontres avec les compagnons de pèlerinage, les familles d’accueil, les personnes que je rencontre contribuent à devenir plus calmes : tant de gens doux et gentils et ma confiance en moi revient doucement. Je commence à l’apprécier…..

Quel beau voyage spécial à tous points de vue. La paix, la paix intérieure, c’est ce qu’elle m’a apporté, ce que j’ai voel….dat est tout à fait nouveau pour moi. Moi, quelqu’un qui est toujours en mouvement et tellement occupé en fonction de mon environnement. Maintenant, ce mouvement répétitif apporte la paix. J’apprécie, j’apprécie tout et moi-même en tant que compagnon de voyage.
De nouvelles idées et pensées sont notées et continuent de circuler.
Le contentement, avec ma vie, avec moi-même est un autre sentiment qui est fortement présent : vous rendre heureux.
Deux semaines plus tard, le rythme de la marche tous les jours, d’être sur la route, me manque toujours. Le lourd sac à dos sur mes épaules me manque même.
J’ai accompli mon premier pèlerinage, si heureuse et reconnaissante que mon corps puisse encore le faire et si belle que je sais maintenant comment trouver la vraie paix quand je peux tomber dans mes vieilles habitudes. J’écris « en premier », car vous pouvez parier que je ferai plusieurs promenades seule pour vivre cela satisfait et tranquille afin qu’il devienne le mien, et aussi pour rencontrer de nouvelles personnes.
Vous n’avez pas encore atteint le point final……….pour étirer la fin.
Martine van Vliet,
De Rijp, 25 septembre 2021







