L’histoire de la cérémonie de départ (14) : « Au rythme des saisons »

Ce samedi, c’est notre cérémonie mensuelle de départ anticipé : les laudes du pèlerin. Peu après le lever du soleil, nous faisons un tour de l’église Stevens de Nimègue, tranquillement déserte. Un lecteur lit ensuite un texte de notre premier livre d’heures de pèlerinage Saisons de la vie.
La cérémonie de départ commence à 07h28, rassemblement à la porte du Stevenskerkhof 62. Soyez à l’heure, car la porte se referme ! La participation est gratuite, mais l’inscription est obligatoire via ce lien.
Écoutez ici le texte du Livre d’Heures du Pèlerin qui a été lu à haute voix lors des précédentes Laudes des Pèlerins. Un texte de Doeka : « À la vitesse des saisons ».
Avec la vitesse des saisons
Il est tôt le matin. Je m’assois pour méditer. Mon esprit s’emballe comme une autoroute. Des pensées grondent dans ma tête et je les observe dans leur voyage de bruit.
Au bout d’une demi-heure, je sors. Il fait sombre, mais quand je lève les yeux, je vois une nuit claire. La cime des arbres tâtonne immobile dans l’obscurité. Je regarde la lune presque pleine
pour lequel soudain un troupeau de nuages se déplace, lentement, à un rythme ancien. Ils sont suspendus dans les airs et glissent lentement sous la lune, qui brille à travers les fractures et les éclaire une à une dans un cercle de couleur.
Je continue à marcher, dans la rue, loin des ombres épaisses de la ville, pour lever les yeux. Je sens mes orteils dans le sol alors que ma tête tombe en arrière et que je respire la liberté de l’espace au-dessus. Mes yeux brillent dans la lumière scintillante de la lune, qui regarde dans la nuit entre les nuages. La lune et moi : témoins silencieux de cette heure. En bas, il n’y a pas de vent, mais au-dessus de l’air se déplace à la vitesse irréversible avec laquelle un troupeau d’animaux primitifs s’est éteint.
L’air devient vide. La lune reste. Un cycliste passe sur l’asphalte avec des pneus qui craquent.
DOEKA
Pseudonyme de Damiaan Messing








