La Marche de la Sagesse de Nancy, « Toujours avec moi ».
Quelqu’un m’a posé la question : « Le Chemin de la Sagesse n’est-il pas pour vous ? » Après avoir rapporté quelque part que je devais assister à un autre enterrement, le énième cette année, et que je ne l’aimais vraiment plus. Marche de la Sagesse…. ??
C’est comme ça que tout a commencé.
À la fin du mois de février 2020, ma mère est décédée très soudainement et dans des circonstances particulières. Cela m’a laissé une énorme impression émotionnelle. Je cherchais un moyen de donner une place à cela, d’avoir un peu de tranquillité d’esprit. Une connaissance m’a indiqué la Marche de la Sagesse. Après quelques recherches sur Google, j’ai été immédiatement enthousiaste. Cela allait être une belle promenade thérapeutique pour moi. J’ai fixé la date, demandé du temps libre et organisé des nuitées en camping. J’ai fait ce voyage avec ma chienne Suzie comme copain, ce qui était très gentil.
Le voyage.
C’est avec enthousiasme que nous nous mettons en route. Il pleut un peu mais ce n’est pas une catastrophe. Parce qu’il fait déjà beau sur le chemin.
En chemin, vous pouvez collecter des « anneaux d’oiseaux ». La carte de l’itinéraire indique les points où ceux-ci sont disponibles. Il s’agit généralement d’établissements de restauration où l’on peut consommer quelque chose tout de suite. Mais c’est un beau défi de trouver tous les anneaux. Chaque commune a sa propre bague de couleur ce qui vous assure d’avoir un joli collier coloré à la fin de la balade. Suzie se porte bien aussi. Elle reste enthousiaste et joyeuse, c’est une chienne spéciale.
Dans les conversations que j’ai eues avec d’autres marcheurs de temps en temps, je n’ai pas vraiment mentionné la raison de la promenade. Je n’en ressentais tout simplement pas le besoin. Maintenant que je me promène seule dans les bois, je peux juste pleurer, être triste, être en colère. Je peux poser des questions auxquelles je n’aurai jamais de réponses et je peux m’apitoyer sur mon sort et m’apitoyer sur mon sort.
Sur le chemin, je tombe sur une grande croix avec Jésus sur un chemin. Autour de lui, de nombreuses bougies, des fleurs et une paire de chaussures pour enfants. Je m’y attarderai un instant. Ça me donne la chair de poule… bizarre.
Mais cela me donne aussi l’occasion de continuer avec la raison de ce pèlerinage : la perte de ma mère.
Toujours avec moi.
Nous sommes catholiques à l’origine. Après le décès de ma mère, j’ai trouvé son magnifique chapelet bleu, qui m’a énormément émue. Je voulais en faire quelque chose. En marchant sur le WoW, j’ai pensé que ce collier et la promenade avaient une belle similitude et que je voulais qu’il soit immortalisé de manière à ce que je puisse y repenser tous les jours.
Avec le tatoueur, j’ai fait le dessin : le chapelet en forme de parcours WoW. Et finalement, je l’ai fait faire sous forme de tatouage sur ma cuisse où je peux le regarder moi-même.

PS : Ce n’est pas tout à fait étrange pour moi. En 2018, mon père est décédé d’un cancer. Quelques mois après cette mort, j’ai couru le Fjällräven Classic en Laponie. Le soir de la journée d’arrivée, il y a eu une sorte de soirée agréable où un tatoueur était également présent. Elle m’a tatoué le parcours de la visite sur le bras avec un astérisque à la fin. Mon père (et ma mère) étaient souvent à la ligne d’arrivée des événements auxquels je participais.
Mes deux parents sont donc immortalisés sur mon corps lors d’une promenade spéciale et j’en suis très fière !






