La Marche de la Sagesse de Maria et Robert

(Sans photos)

Inspirée par une femme de notre cercle de connaissances, qui a parcouru le Chemin de la Sagesse en août dernier, avec l’une de ses filles, j’ai eu le souhait pour 2019 de parcourir également le Chemin de la Sagesse, avec mon partenaire Robert. Est-ce le nom de l’itinéraire qui m’a séduit, l’enthousiasme, l’idée de partir en pèlerinage ???

Le 20 août, nous sommes partis de Nimègue, nous allions parcourir le parcours en 2 étapes, d’abord 5 jours puis 4 jours. Nous n’avons pas pris de selfie au début, pas même une seule photo en chemin !

Nous avions prévu environ 15 km par jour, afin d’avoir le temps de nous asseoir tranquillement sur un banc quelque part, de regarder autour de nous, de regarder le paysage qui s’étendait devant nous, mais aussi de regarder le paysage qui s’étendait derrière nous. C’est ce que j’ai appris en regardant en arrière d’un ami indien avec qui j’ai marché un jour autour de la montagne sacrée d’Arunachala dans le sud de l’Inde. Elle m’a fait remarquer, par exemple, que les formes des rochers devant nous sont différentes de celles que l’on voit en arrière plus tard, et cela s’applique à tous les paysages.

Dans les environs de Nimègue, nous voyions régulièrement d’autres randonneurs avec la même description de l’itinéraire en main, de sorte que les conversations s’élevaient très facilement. Très vite, nous étions deux, aucun autre pèlerin ne s’est rencontré.

En cours de route, cette chanson me venait régulièrement à l’esprit :

Bol! Accueillez qui que vous soyez, quoi que vous soyez ; Venez nous accueillir,
Même si vous êtes un négationniste de Dieu, un serviteur de nombreux dieux ou un adorateur du feu
Bol!
Bol
Même si tu t’es repenti cent fois et que tu aies péché de nouveau,
Allez, bienvenue, car la porte de notre monastère n’est pas celle du désespoir.
Mevlana Rumi

C’est surtout toutes sortes d’impressions qui nous sont restées gravées dans la mémoire : le silence du Reichswald, le bouleau et le hêtre quelque part près du St. Jansberg qui ont poussé ensemble, la massue d’un arbre qui avait été abattu par la force de la nature vers le Voerdal, l’hospitalité des gens chez qui nous avons trouvé refuge et où se trouvaient des livres et des revues inspirants, les troncs d’arbres impressionnants sur le chemin de Hernen, les 3 cigognes dans la prairie juste avant Afferden, les belles maisons sur la digue après le Tabaksplant, sur la route le matin juste pour marcher ………………….. ensemble.

Après les 5 premiers jours de marche, j’ai vu un changement dans mes yeux.
J’ai aussi beaucoup appris : je n’ai jamais su exactement ce qu’est une seigneurie, je n’ai jamais entendu parler d’un entrepôt à digues. Je pensais qu’il n’y en avait qu’un, celui de Deest. J’y suis retourné à pied, surtout à la recherche d’une bague …………………………. Et puis toutes ces roues et ces vents. Plus tard, nous avons trouvé la bague d’oiseau dans l’entrepôt de la digue de Beuningen dans cette jolie boîte !

J’ai aussi appris sur moi-même, cette Marche de la Sagesse m’a rapproché de moi-même, Robert et moi. Qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ? Pour nous ? Nous avons tous les deux apprécié cette façon de passer nos vacances.

Malheureusement, ce n’était pas une Marche de la Sagesse en 2 étapes. La 2ème étape était déjà prévue avec toutes les nuitées, mais des funérailles importantes ont contrarié nos plans. Le lendemain des funérailles, nous avons marché pendant une journée, ce qui était une belle façon de laisser le chagrin être là, puis nous avons marché pendant 3 jours supplémentaires. La vie vous arrive, pendant que vous faites des projets pour autre chose……………………..

L’avantage des différentes étapes, c’est qu’on court à des saisons différentes, du moins c’était vrai pour nous, des vêtements différents, un temps différent, des couleurs différentes, les bancs étaient mouillés début octobre ou froids sur les fesses. Le chemin de randonnée était un peu marécageux et j’ai beaucoup aimé la digue avec une vue sur deux côtés. Nous entrions dans Grave à 30 degrés en août et nous nous mettions parfois au lit tôt en octobre pour avoir chaud.

Et nous avons toujours un souhait : parcourir à nouveau le Chemin de la Sagesse l’année prochaine, probablement sans tous ces anneaux.

Quand j’ai demandé à Robert ce qui rendait ce chemin si spécial, il m’a répondu : l’énergie de toutes ces belles personnes qui ont déjà marché ici et qui ont contribué à ce chemin est palpable !

Maria Zegers (pèlerine 4491)