Caroline van Oost – Rapport du pèlerin 16.609
Caroline van Oost a parcouru le Walk of Wisdom en tant que 16 609e pèlerin de tous les temps et a écrit le rapport ci-dessous. Avec un beau message pour tous les pèlerins et les bénévoles. Merci Caroline !
Ce voyage, j’ai pensé que je découvrirais comment je veux façonner ma situation de travail et de vie à l’avenir. Les choses se sont passées différemment. C’étaient les questions plus pratiques qui m’occupaient, telles que : puis-je gérer 138 kilomètres à pied tout seul en sept jours et est-ce que je trouverai un endroit pour passer la nuit à temps ? Et oui, je pouvais le gérer. Trouver un endroit où dormir s’est rapidement avéré ne pas être un problème et quand j’ai eu cette confiance, tout le reste ne semblait pas si important ou du moins plus un « problème ».
C’était une expérience formidable de courir seul, sans se sentir seul un seul instant. Mettre un pied devant l’autre et ainsi boucler le voyage en six jours, au lieu de sept. À chaque pas, ma tête se vidait.
En ne planifiant pas tout à l’avance, je me suis retrouvée dans des endroits surprenants. Par exemple, en cours de route, on m’a donné l’astuce de rester dans un monastère et j’ai constaté que parfois les choses s’arrangent d’elles-mêmes. Parce qu’après avoir appelé le mauvais numéro par erreur, je me suis soudainement retrouvé avec un endroit où dormir pour la nuit à venir.
Je repense avec beaucoup de plaisir à ces rencontres spéciales.

Avec Tim, l’entrepreneur sans-abri avec ABI qui était complètement ancré mais qui a tout ce qu’il faut pour revenir au sommet et m’a inconsciemment donné le courage de marcher 35 kilomètres le lendemain. Avec Roël, le cuisinier en formation qui m’a accueilli avec tant d’hospitalité, m’a fait visiter le monastère et m’a servi les repas avec un dévouement sans précédent.
Avec Heli et Drikus où c’était un peu un test « qui nous avions en face de nous » mais où les réserves ont chuté avec quelque chose de savoureux au thé. Quel peuple hospitalier et doux.
Et le renard bien sûr ! Qui vient de croiser mon chemin sur le Freudenberg.
L’accueil chaleureux réservé par les habitants de la Stevenskerk le jour de l’arrivée n’a pas été inestimable.
Cependant, la rencontre qui m’a le plus marqué a été lors du premier jour où il pleuvait sans cesse. Je suis en train de traverser l’Ooijpolder lorsqu’un voyageur à vélo lourdement croise mon chemin, me regarde en diagonale sous sa capuche, lève le poing d’un air combatif et continue à pédaler d’un ton régulier. Ce geste muet d’intransigeance me donne du courage pour toute la semaine et me remplit d’une sorte de fierté à chaque fois que j’y pense. Je fais ceci, je peux faire cela. Là où un petit geste peut être grand.
Bref : j’ai pris plaisir du début à la fin, y compris la souffrance où je me moquais souvent de moi-même.
À cause de ma lutte avec la feuille de route qui a été trempée le premier jour parce que je n’avais pas pensé à prendre une couverture en plastique avec moi. (Heureusement, le troisième jour, il y avait un randonneur qui m’a aidé à installer un suivi GPS sur mon téléphone, ce qui a facilité le suivi de l’itinéraire.) À cause de mon jeu avec les bâtons de marche. Ou que j’avais oublié de ramasser une bague d’oiseau quelques kilomètres plus tôt. Ça ne m’a pas vraiment dérangé.
Et les réponses à mes questions ? Je continue régulièrement, tout comme l’homme sur le vélo et je vois ce que l’avenir me réserve.
Enfin, une autre chose importante. Un grand merci à tous ceux qui ont entrepris ce voyage et qui le rendent encore possible, à tous les pèlerins qui m’ont précédé et un « poing » pour tous ceux qui le parcourront encore. Tu peux le faire!
Caroline









